Strasbourg accueillera à partir de juin 2027 un nouveau marché international du documentaire. Le Centre national du cinéma et de l’image animée a retenu la candidature portée avec la Région Grand Est pour installer ce rendez-vous dans la ville. Le projet, soutenu par le CNC, la Ville de Strasbourg, l’Eurométropole et la Région Grand Est, doit associer les professionnels de la filière à une programmation annoncée pour les habitants.
En bref
- Strasbourg et la Région Grand Est accueilleront un nouveau marché international du documentaire à partir de juin 2027.
- Le projet prévoit un rendez-vous professionnel, une quatrième journée d’échanges européens et des formats destinés au grand public.
- Les dates précises, le nom définitif, l’organisation et les lieux retenus restent à annoncer.
Ce futur marché s’inscrit dans la continuité du Sunny Side of the Doc, longtemps organisé à La Rochelle, sans reprendre pour autant une formule déjà arrêtée. Un nouveau marché international du documentaire prendra place à Strasbourg dès juin 2027. Son nom, son organisation et son programme détaillé restent à construire avant la première édition.
Un rendez-vous professionnel installé pour plusieurs années
La première édition est envisagée autour de la troisième semaine de juin 2027. Le projet figure dans le contrat triennal Strasbourg capitale européenne jusqu’en 2029, avec une implantation annoncée pour au moins trois ans. Ce calendrier donne une échéance claire à la préparation de l’événement, sans préjuger de la forme exacte que prendront les éditions suivantes.
Le marché s’adressera d’abord aux professionnels du documentaire. Il doit constituer un lieu de rencontres entre les personnes qui produisent, réalisent, accompagnent ou diffusent des films. La dimension internationale fait partie du projet retenu pour Strasbourg, tout comme son ancrage européen. Cette orientation place le documentaire au croisement de la création, de l’information et des échanges entre acteurs de l’audiovisuel.
Pour les habitants, l’arrivée de ce rendez-vous signifie surtout qu’un temps fort consacré au documentaire doit désormais trouver sa place dans le calendrier culturel local. Il ne s’agit pas encore d’un programme de séances annoncé ni d’un festival aux contours définis. La nouveauté est l’installation d’un marché professionnel dont certaines propositions doivent aussi être accessibles au public.
Cette implantation rejoint les sujets qui nourrissent Mon quotidien à Strasbourg, entre pratiques culturelles, lieux de diffusion et occasions de rencontrer des œuvres autrement. Le marché aura toutefois une fonction spécifique : réunir une filière professionnelle tout en ouvrant certains temps à la ville.
Une quatrième journée tournée vers les enjeux européens
La formule strasbourgeoise doit intégrer une quatrième journée d’échanges sous la forme d’un sommet européen. Les discussions annoncées porteront notamment sur les évolutions des législations, les droits de douane et les technologies innovantes. Cette journée doit compléter les temps de travail consacrés au marché documentaire.

Le choix de Strasbourg donne à ces échanges un cadre européen assumé. Les sujets abordés concernent les conditions dans lesquelles les films documentaires sont produits, financés et diffusés, mais aussi les transformations qui touchent l’ensemble du secteur audiovisuel. Les participants attendus, les interventions et le déroulé précis de ce sommet n’ont pas encore été communiqués.
Des sujets qui dépassent les seules projections
Un documentaire ne se résume pas à sa diffusion en salle ou à l’écran. Sa fabrication et sa circulation dépendent aussi de règles, de partenariats et de choix techniques. La quatrième journée annoncée doit permettre aux acteurs européens de confronter leurs expériences sur ces enjeux. Elle ajoute ainsi une dimension de réflexion au rendez-vous professionnel, au-delà des échanges liés aux œuvres elles-mêmes.
La première édition est prévue autour de la troisième semaine de juin 2027, tandis que la préparation du projet doit encore fixer les modalités concrètes de cette nouvelle journée et de l’ensemble du marché.
Des projections et rencontres prévues pour le public
Une programmation destinée au grand public est annoncée avec des projections, des débats, des rencontres et des masterclass. Ces formats doivent permettre aux Strasbourgeois de prendre part au rendez-vous, alors même que son activité principale restera tournée vers les professionnels du documentaire.
Les séances et échanges pourraient se déployer dans plusieurs lieux de la ville. Les cinémas strasbourgeois, l’Hôtel de Région, le siège d’Arte et le Palais du Rhin figurent parmi les adresses envisagées. Cette liste ne vaut pas programmation définitive : aucun lieu retenu, aucune séance ni aucun horaire n’ont été confirmés.
Une programmation à préciser avant 2027
Les modalités d’accès, les thèmes des rencontres et le choix des films seront connus à mesure que l’organisation avancera. La programmation publique annoncée doit accompagner le marché et créer des occasions de voir des documentaires, d’échanger avec des intervenants et de mieux comprendre les enjeux abordés par les films.
Le projet est donc désormais acté dans son principe et dans son implantation strasbourgeoise. D’ici juin 2027, son identité, ses partenaires opérationnels et le détail des rendez-vous ouverts au public devront être précisés. Pour les lecteurs, l’information essentielle est déjà là : le documentaire doit prendre une place nouvelle dans la vie culturelle strasbourgeoise, à travers un événement professionnel appelé à s’inscrire dans la durée.
Photo à la une. Source: Pexels. Attribution: Tima Miroshnichenko. Licence: Pexels License.
