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Manon Papasergio joue « Per la viola bastarda » à Strasbourg le 6 novembre 2026

Le 6 novembre 2026 à Strasbourg, une violiste, une soprano et une harpiste se retrouvent pour un récital dont la présentation évoque la rivalité des violes et des violons au XVIe siècle.

Hubert Zimmermann Par Hubert Zimmermann
5 min de lecture
Manon Papasergio joue « Per la viola bastarda » à Strasbourg le 6 novembre 2026
Photo d’illustration. Une viole de gambe, de la famille d’instruments à cordes que Manon Papasergio fait entendre dans le récital « Per la viola bastarda », avec une soprano et une harpiste.

En bref

  • Elle se produit avec deux partenaires : la soprano Clémence Niclas et la harpiste Angélique Mauillon.
  • Le Quatuor de saxophones Zahir y est venu marquer son dixième anniversaire.
  • La même page signale par ailleurs, avant cette date, le quatuor vocal Hebraïca le 18 octobre 2026 à Strasbourg, avec la Mosquée pour lieu indiqué.

Le 6 novembre 2026, la violiste Manon Papasergio donne à Strasbourg un récital intitulé « Per la viola bastarda », annoncé par l’agenda PourSortir des Dernières Nouvelles d’Alsace. Elle se produit avec deux partenaires : la soprano Clémence Niclas et la harpiste Angélique Mauillon. La présentation du programme remonte au milieu du XVIe siècle, époque de l’essor de la musique instrumentale, où deux familles d’instruments à cordes se contestent la première place.

Un trio réuni autour de la viole

D’après l’annonce des DNA, l’affiche rassemble trois interprètes. Manon Papasergio tient la partie de viole, Clémence Niclas chante en soprano et Angélique Mauillon joue de la harpe. L’agenda range la soirée dans sa rubrique des concerts classiques, pour la ville de Strasbourg et à la date du 6 novembre 2026.

La fiche mentionne une condition tarifaire précise : l’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. Les éléments consultés pour cet article ne précisent en revanche ni l’horaire, ni la salle, ni le prix d’une place adulte. Ces informations sont donc à confirmer auprès des organisateurs avant de réserver sa soirée.

Le milieu du XVIe siècle : violes et violons

Le texte de présentation reproduit sur l’agenda plante le décor historique du concert. Au milieu du XVIe siècle, explique-t-il, la musique instrumentale connaît un développement considérable. La première place est alors convoitée par deux familles : les violons d’un côté, les violes de l’autre.

Selon cette présentation, la viole semble dominer les formes les plus raffinées du répertoire, alors que le violon reste d’abord lié à la danse. La revanche des violons viendra, précise le texte, au début du XVIIe siècle. D’ici là, ce sont les violes de gambe qui tiennent le rôle de cordes de la musique savante.

Les éléments consultés ne détaillent pas les œuvres inscrites au programme. Le titre du récital, « Per la viola bastarda », et ce contexte historique sont les seules indications disponibles sur le contenu musical de la soirée.

Un salon de musique aux murs moulurés, avec un piano à queue et des rangées de chaises vides, en noir et blanc
Photo d’illustration : une salle de concert, qui n’est pas celle du récital. Pour la soirée de Manon Papasergio, l’annonce ne précise ni la salle, ni l’horaire, ni le prix d’une place adulte. Photo : Tama66 / Pixabay

Un épisode de podcast avec la même soprano

Une fiche de la plateforme iVoox consacrée à un épisode de podcast présente un enregistrement d’une heure vingt-huit environ, dont l’intitulé associe la violiste à ses « amis ». Selon cette fiche, Manon Papasergio y joue de la viola bastarda, en compagnie de Clémence Niclas, soprano, et de Yoann Moulin, au clavecin.

L’épisode réunit d’autres artistes. Le Quatuor de saxophones Zahir y est venu marquer son dixième anniversaire. Florentin Ginot y présente « Intimacy », à la contrebasse et au shruti-box, et Marcel Cara « Résurgence », à la harpe. La fiche crédite Clément Rochefort et Sophie Pichon, cette dernière pour la réalisation, et renvoie vers Radio France pour écouter les autres épisodes. La soprano du récital strasbourgeois apparaît donc aux côtés de la violiste dans cet enregistrement.

Une autre affiche, au Festival de Froville

Une autre fiche, publiée par l’agenda JDS pour le Festival de Froville et mise à jour pour la dernière fois le 17 décembre 2025, présente un programme intitulé « Le contre-ténor à la française ». Manon Papasergio y partage l’affiche avec le contre-ténor Arnaud Gluck et la théorbiste Alice Letort. Le lieu indiqué est le prieuré de Froville, rue du Château. Les éléments consultés ne donnent pas la date de cette séance, qu’il ne faut donc pas confondre avec le récital strasbourgeois.

Le programme tourne autour d’une voix que la fiche dit presque oubliée. À l’époque baroque en France, certains hommes chantaient la partie de soprano en voix de tête. Le projet des trois musiciens consiste à redonner vie à cette voix du « dessus mué », voire à celle du castrat français. L’ambiance recherchée évoque un salon de cour, où un chanteur accompagné au théorbe charmait courtisans et roi.

Les pages de ResMusica

Sur la page de mot-clé de ResMusica consacrée à Manon Papasergio, deux articles du site ouvrent la liste. Le premier associe Emiliano Gonzalez Toro au Festival de Froville. Le second est consacré aux Dames de Ferrare, dont le titre annonce une renaissance, au Théâtre Grévin. Les extraits de cette page ne permettent pas d’en dire davantage sur la place qu’y occupe la violiste.

Le même soir, d’autres concerts en Alsace

L’agenda des DNA liste, pour le 6 novembre 2026, plusieurs autres concerts dans la région. Voici ce que la page indique :

  • Strasbourg, classique : « Miroirs du temps », dont le programme comprend Benjamin Britten ;
  • Strasbourg, jazz : le David Binney Action Trio, avec Louis Cole ;
  • Schiltigheim, jazz : Vento, notamment avec Marcel Loeffler et Hugo Diaz, et « No Caos Da Criação » ;
  • Fegersheim, chanson et variété : Nwanda Beli et Pascal Keller, une soirée que l’agenda présente comme une rencontre du piano et de la voix.

Parmi ces rendez-vous, seul « Miroirs du temps » relève de la même rubrique que le récital de Manon Papasergio : il est classé lui aussi en musique classique, à Strasbourg. Les autres soirées s’adressent à des publics de jazz ou de chanson. La même page signale par ailleurs, avant cette date, le quatuor vocal Hebraïca le 18 octobre 2026 à Strasbourg, avec la Mosquée pour lieu indiqué.

Photo : hapr80 / Pixabay

Hubert Zimmermann

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Hubert Zimmermann

Je suis né à Schiltigheim et j'habite depuis trente ans à deux pas de la cathédrale. Ancien libraire, j'écris ici sur le patrimoine, l'histoire de la ville, les musées et les expositions. Je connais la plupart des ruelles de la Petite France et il m'arrive encore d'y découvrir une cour que je n'avais jamais vue.