À Saint-Aunès, quinze agriculteurs témoignent dans « Leurs champs du cœur » le 5 novembre

Un film sur l’accaparement des terres au Fieu, un autre sur 15 agriculteurs à Saint-Aunès : deux soirées gratuites, à un jour d’écart, avec débat.

Florian Schaeffer Par Florian Schaeffer
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À Saint-Aunès, quinze agriculteurs témoignent dans « Leurs champs du cœur » le 5 novembre
Un public rassemblé dans une salle de spectacle, à l’image des projections où témoignent des agriculteurs lors de rencontres locales.

En bref

  • Saint-Aunès : projection gratuite de « Leurs champs du cœur » le jeudi 5 novembre à 19 h, à la salle polyvalente.
  • Le Fieu : « Pilleurs de terres » est projeté le vendredi 6 novembre, avec un débat à 19 h 15, entrée libre et gratuite.
  • Les deux soirées se tiennent loin de Strasbourg et rien n’indique qu’elles soient liées entre elles.

Pour qui s’intéresse à ce que l’on cultive et à ce que l’on mange, deux séances de cinéma suivies d’un débat se suivent à un jour d’intervalle : l’une à Saint-Aunès le jeudi 5 novembre, l’autre au Fieu le vendredi 6. Toutes deux sont gratuites. Elles se tiennent loin de Strasbourg, et aucune des sources ne les relie : ce sont deux initiatives locales distinctes.

« Pilleurs de terres », un film sur la dépossession paysanne

Au Fieu, la soirée a lieu à l’Usine Végétale, un tiers-lieu. Elle s’inscrit dans la 20e édition du festival Alimenterre, que pilote le Comité français pour la solidarité internationale et dont la coordination revient au Projet alimentaire du Grand Libournais. Son slogan : « Notre avenir se joue dans nos assiettes ».

75 minutesdurée de la projection de « Pilleurs de terres »
20eédition du festival Alimenterre

Signé Fanny Paloma Escobar, le documentaire oscille entre le carnet de voyage et l’enquête. Il accompagne des gens qui ne veulent pas se voir expulser de leur terre par l’industrie agroalimentaire, en particulier le groupe Socfin, et raconte, de l’Asie à l’Afrique, le combat des habitants vivant près des exploitations d’hévéas ou de palmiers à huile.

Le film mentionne deux actions en justice, selon le récit de Sud Ouest : au Cameroun, des paysans bagyelis ont engagé une action en justice contre Bolloré, tandis qu’au Cambodge les Bunong ont porté plainte pour l’accaparement de leurs terres ancestrales. Ce sont les faits que le film rapporte et les procédures qu’il décrit.

Le documentaire a été autoproduit : réunir des financements auprès de producteurs et de télévisions n’a pas été simple, vu son sujet.

Le programme de la soirée au Fieu

À l’issue de la projection, à 19 h 15, un débat rassemblera cinq intervenants venus de l’univers paysan, de la gestion du foncier et de la solidarité alimentaire à l’échelle internationale. L’heure de début du film n’est pas indiquée.

Mains d’une personne tenant un plant d’arachide fraîchement récolté avec ses racines et ses gousses couvertes de terre.
Récolte manuelle de plants d’arachides avec leurs racines et leurs gousses. Photo : HONG SON / Pexels
  • le débat avec le public, à 19 h 15 ;
  • une auberge espagnole pour prolonger la soirée ;
  • la librairie Utopia Pagina, à 17 h 30.

« Leurs champs du cœur » à Saint-Aunès

La veille, jeudi 5 novembre à 19 h, l’association Forum Saint-Aunès propose, avec l’Adepasa, l’Association de défense du patrimoine de Saint-Aunès, une séance gratuite à la salle polyvalente. D’après Midi Libre, cette séance s’inscrit dans la réponse du Forum à l’appel à projets sur l’« alimentation durable » lancé par Pays de l’or agglomération.

Le documentaire est signé Mickaël Denis-Shi. Il rassemble 15 témoignages d’agriculteurs venus de toute la France, qui racontent leurs difficultés comme leurs solutions et plaident pour une production de qualité, rémunératrice pour ceux qui la font et accessible au plus grand nombre.

Un débat animé par un journaliste

Une fois le film terminé, trois invités du territoire s’exprimeront : un agriculteur producteur, le responsable de l’Adepasa, son président, et un agent chargé de l’alimentation à Pays de l’or agglomération. Un journaliste de France TV dirigera l’échange, d’abord entre invités, puis avec le public présent dans la salle.

Pour joindre la correspondante de Midi Libre au sujet de cette soirée, le numéro indiqué est le 06 74 55 57 12.

Photo : Hoàng Tiến Việt / Pexels